Acculeil FMC FranceDéveloppement durableLes produitsCulturesSites thématiques Contact Ι
Vous êtes ici: Cheminova.fr Sites thématiques Auxiliaires Coccinelles

Coccinelles

 

Savez-vous reconnaitre les coccinelles à coup sûr ?

La grande famille des coccinelles comporte environ 100 espèces en France et 3.000 dans le monde. Si certaines espèces sont des prédatrices généralistes avec des proies très variées, d’autres, à l’opposé, consomment des proies très spécifiques.

 

Les coccinelles ou Coccinellidae sont de petits coléoptères dont la taille est comprise entre 1 et 9 mm. Outre quelques groupes d’insectes (certains Chrysomelidae et les Plataspydae) présentant des caractéristiques morphologiques proches, il est assez facile d’identifier une coccinelle avec sa forme hémisphérique, ses antennes courtes terminées en massue et, pour la plupart des espèces, ses couleurs vives. Cette famille comprend plus de 3.000 espèces dans le monde, dont 215 en Europe et 116 en France. La majorité des espèces sont prédatrices et de nombreuses espèces se nourrissent exclusivement de pucerons (Coccinella sp., Adalia sp., Hippodamia sp., Propylea sp., Calvia sp., Oenopia sp. …). D’autres espèces s’alimentent aux dépens d’autres proies, c’est le cas des genres Chilocorus et Exochomus se nourrissant essentiellement de cochenilles Diaspines, des espèces comme Stethorus punctillum se nourrissant d’acariens et Clitostethus arcuatus se nourrissant d’aleurodes. Enfin, moins de 10 % des espèces, s’alimentent sur les plantes (Subcoccinella 24-punctata sur légumineuses) et sur des champignons comme la coccinelle à 22 points (Psyllobora 22-punctata).

 

Les coccinelles ont un mode de reproduction sexuée, elles sont holométaboles, c’est-à-dire que leur développement passe par les stades œufs-larves-nymphes-adultes. Lorsque les températures du printemps se réchauffent (12-15°C), les adultes sortent de leur torpeur hivernale et pondent, généralement des œufs jaunes ovales par grappe de 10 à 30 œufs à proximité des colonies de pucerons. Selon les conditions climatiques, l’incubation dure de 2 à 7 jours. Les larves issues d’une même ponte éclosent simultanément. Selon les espèces, les larves vont passer par 3 ou 4 stades de développement. 3 semaines plus tard, elles se fixent sur un support par leur extrémité postérieure pour se nymphoser, généralement aux parties hautes et ensoleillées des plantes. 4 à 7 jours de plus et les adultes apparaissent. En résumé, la durée d’un cycle de coccinelle n’excède jamais 1 mois. Il existe des espèces monovoltines (1 génération/an) et plurivoltines (plusieurs génération/an). Les coccinelles ont une activité plutôt printanière. Chez les espèces monovoltines, dès que les températures excèdent les 28-30°C, leur activité se ralentie, voire s’interrompt. Certaines espèces comme Stethorus ont, au contraire, une forte activité l’été. A la fin de leur période d’activité, au mois de juillet pour les espèces monovoltines (Adalia bipunctata et Coccinella 7-punctata) ou plurivoltines (Chilochorus, Oenopia, Hippodamia, Propylea, Scymnus …), les coccinelles quittent les plaines de culture et gagnent par vol migratoire des zones d’estivo-hivernation ou d’hivernation pour rentrer en dormance où elles forment de véritables agrégats. Ces sites peuvent être des points attractifs du relief ou simplement la litière du sous-bois ou des haies.

Les habitats spécifiques de chaque coccinelle sont déterminés par une strate de végétation particulière. Ainsi, la coccinelle à 2 points Adalia bipunctata préfère la strate arborée (> 2m), la coccinelle à 14 points Propylea 14-punctata est relativement fréquente sur les céréales et cultures hautes. Enfin, la coccinelle à 7 points Coccinella 7-puntata se retrouve principalement dans la strate végétale.

LES STADES DE DÉVELOPPEMENT DE LA COCCINELLE A 7 POINTS

Œufs

Chez les coccinelles de grande taille, les œufs sont ovales, de couleur jaune-orangé à jaune paille, disposés en paquets de 10 à 30, verticalement, sous les feuilles des végétaux, à proximité des colonies de pucerons. La fécondité moyenne de la coccinelle à 7 points est de 800 œufs. Chez les autres espèces, les œufs peuvent être pondus isolément et directement sous la proie (cas des coccinelles coccidiphages).

Larves

Larves élancées de couleur grisâtre passant par 4 stades pour les grandes espèces (Adalia sp., Coccinella sp.). Les larves des Scymnus sp. sont caractérisées par des expansions cireuses blanches sur le corps.

   

Nymphe

Les nymphes sont attachées par la partie postérieure du corps à un support. Elles restent nues et d’apparence globuleuse.

Adulte

L’apparence de l’adulte est très connue, de forme hémisphérique et pourvue d’élytres luisants de couleurs vives, parsemés de points et autres dessins variés. Il existe toutefois des espèces plus petites, plus sombres et dont le corps est parsemé de poils.

   

AUTRES ESPECES DE COCCINELLES

Coccinelle à 14 points 'Propylea 14-punctata' | adulte

Coccinelle à 10 points 'Adalia 10-punctata' | adulte

   

Coccinelle à 2 points 'Adalia bipunctata' | larve

Scymnus sp. | adulte

   

Chilocorus sp. | adulte

Coccinelle spécialisée dans la prédation des cochenilles Diaspines ici Unaspis euonymi.

Psyllobora 22-punctata | adulte

Coccinelle mycétophage se nourrissant d’oïdium.

 

LA COCCINELLE ASIATIQUE 'HARMONIA AXYRIDIS' : UNE ESPÈCE INVASIVE

 

La coccinelle asiatique Harmonia axyridis est une espèce invasive, exogène à l'entomofaune européenne. Originaire d'Asie, elle a été introduite dans plusieurs pays d'Europe de l'Ouest à des fins de lutte biologique mais aussi de façon accidentelle en provenance d’Amérique du Nord où elle proliférait déjà depuis plusieurs décennies. Depuis la première observation en milieu naturel, en 2001, en Belgique, l'espèce s'est progressivement répandue sur l'ensemble du territoire européen dont la France.

 

La coccinelle asiatique est une espèce de grande taille (supérieure à 7 mm) à peu près de même longueur que la coccinelle à 7 points. L’adulte présente une grande variabilité chromatique de ses élytres passant par le jaune-orangé, le rouge et même le noir avec de une à neuf taches. 120 formes de coloration différente ont été identifiées sur la base de critères morphologiques. L'identification des larves est plus facile. De couleur généralement sombre, elles sont couvertes d'épines souples avec deux bandes dorsales parallèles saumonées situées sur les segments abdominaux (1 à 5). Entre ces deux lignes, les segments 4 et 5 portent chacun une paire de tubercules plus pâle.

 

Inféodée aux strates arbustives et arborées, la coccinelle asiatique est une espèce vorace et opportuniste. Elle se nourrit non seulement de pucerons mais aussi de cochenilles, de psylles, d'acariens et même d’autres espèces de coccinelles (prédation intra-guilde), voire de sa propre espèce. En fin de saison, par manque de nourriture, les adultes peuvent se porter vers les fruits en sur-maturités. Son expansion s’accompagne de troubles écologique et économique avec la régression de plusieurs espèces de coccinelles indigènes et quelque fois l’attaque de certaines cultures à fruits. A ces impacts, s’accompagne d’autres nuisances en automne. En effet, à cette période, les coccinelles asiatiques se rapprochent des maisons où elles forment des agrégats parfois importants et donc gênants pour les occupants.

 

Le suivi ainsi que le contrôle de cette population invasive sont importants pour la sauvegarde de la diversité des coccinelles autochtones.


Un observatoire permanent existe, qui apporte des informations relatives à son expansion, sur l’ensemble du territoire.

 

Harmonia axyridis | adulte

Accouplement de coccinelles asiatiques.

Comparaison coccinelle à 7 points et coccinelle asiatique | adultes

 

En haut à gauche : Coccinella 7-punctata.

Autres : Harmonia axyridis.

Comparaison coccinelle à 14 points et coccinelle asiatique | larves

 

A gauche : Harmonia axyridis.

A droite : Propylea 14-punctata.

 

COCCINELLES

 

Utilité en agriculture :

  • Précieux auxiliaires limitant considérablement la pullulation de pucerons, de cochenilles et d’acariens,
  • Prédateurs durant les phases larvaire et adulte.

Exemple d’alimentation en chiffre :

  • La coccinelle à 2 points 'Adalia bipunctata' : (larve âgée ou adulte) : 60 pucerons/jour,
  • La coccinelle à 7 points 'Coccinella 7-punctata' : 600 pucerons pour le développement larvaire et 3.000 pucerons pour l’ensemble de sa vie,
  • 'Chilocorus bipustulatus' : 20 à 40 adultes de cochenilles Diaspines/jour. 

Période d'activité :

  • Principalement au printemps et en début d’été. Il existe cependant quelques espèces plurivoltines intervenant durant toute la période végétative.

Alimentation :

  • Adulte et larve : pucerons, cochenilles ou acariens (selon l’espèce). Si leur proie préférée vient à manquer, la plupart des espèces peuvent basculer vers d’autres types de proies mais aussi vers du pollen, du miellat et du nectar.

Cultures | tout agrosystème, par exemple :

  • Coccinella 7-punctata, Scymnus sp. | Pois, Haricot, Trèfle, Luzerne et autre Fabaceae
  • Adalia bipunctata, Adalia decempunctata, Oenopia conglobata, Propylea 14-punctata, Harmonia axyridis, Chilocorus bipustulatus, Scymnus sp.Stethorus punctilium | Pommier, Noisetier, Cerisier
  • Propylea 14-punctata, Hippodamia variegata, Coccinella 7-punctata (adulte), Harmonia axyridis, Stethorus punctilium | Maïs
  • Coccinella 7-punctata (adulte), Hipodamia variegata (adulte), Harmonia axyridis (adulte), Stethorus punctiliumVigne
Siteindex Ι Mentions légales Ι Politique de confidentialité