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Guêpes parasitoïdes des pucerons

 

Les hyménoptères constituent un des ordres majeurs du monde des insectes avec plus de 120.000 espèces décrites dans le monde, mais, leur nombre réel est estimé à plus de 500.000.

 

Les hyménoptères comprennent trois groupes-clés sur le plan écologique :

  • les Apoidea (abeilles sauvages et abeilles domestiques) constituent des pollinisateurs indispensables de très nombreuses plantes à fleurs.
  • les Formicoidea (fourmis) sont omniprésentes au niveau de nombreux écosystèmes, notamment dans la litière. Elles représentent, au niveau des insectes, la majeure partie de la biomasse aérienne des forêts tropicales humides.
  • les hyménoptères parasitoïdes renferment une diversité énorme d’auxiliaires qui assurent une régulation essentielle des populations d’insectes. De nombreuses espèces ont d’ailleurs été utilisées en lutte biologique contre les bioagresseurs des cultures. Les parasitoïdes sont des prédateurs d’un type particulier qui ont besoin d’un hôte pour leur développement. Le mot 'parasitoïde' a été inventé et préféré à celui de 'parasite' car la vie imaginale (adulte) des parasitoïdes est libre, contrairement à celle des parasites qui dépendent d’un hôte durant tout leur cycle.

Les hyménoptères comprennent la plupart des parasitoïdes. 54.500 espèces réparties en 48 familles ont été décrites à travers le monde. On trouve des hyménoptères parasitoïdes dans pratiquement toutes les familles d’insectes dont les principales familles de ravageurs. Pour les aphides (pucerons), les principaux parasitoïdes appartiennent à la sous-famille des Aphidiinae et au genre Aphelinus spp. de la famille des Aphelinidae.

 

La plupart du temps, les parasitoïdes de pucerons sont spécialisés sur quelques espèces avec lesquelles ils sont en synchronisation parfaite. Les adultes se nourrissent de miellat et de nectar. Les femelles peuvent pondre 100 à 500 œufs.

 

Chez les Aphidiinae, la femelle dépose un œuf dans un puceron à l’aide de sa tarière et prend pour cela une position typique : elle courbe son abdomen sous elle, vers l’avant, jusqu’à atteindre le puceron.

 

Chez les Aphelinus spp., la femelle s’approche du puceron à reculons, la tarière étendue vers l’arrière avec l’extrémité des ailes et de l’abdomen recourbés vers le haut.

 

 

La plupart des espèces se nymphose en un cocon à l’intérieur de l’hôte appelé 'momie'. Les espèces du genre Praon spp. se nymphosent sous le puceron entre ce dernier et le support. Les parasitoïdes de pucerons ont jusqu’à 8 générations par an et hivernent normalement dans les momies.

 

La spécialisation des guêpes parasitoïdes avec leur hôte ainsi que leur mobilité font d’elles des auxiliaires très efficaces. Cela est vrai au printemps et en début d’été en présence d’une faible densité de pucerons. Au cours de l’été, leurs performances diminuent car elles sont, à leur tour, parasitées (hyperparasitisme).

Trioxys sp., parasitoïde du puceron jaune du noisetier (Myzocallis coryli)

Présent en France et utilisé en lutte biologique dans les années 1980, dans les états de l'Oregon et de Washington.

Diaeretiella rapae, parasitoïde du puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae)

Seul parasitoïde à réguler le puceron cendré du chou.

   

Evolution de la momification

Evolution du développement de la larve du parasitoïde à l'intérieur du puceron. De gauche à droite : larve en cours de développement, nymphose, momie vide avec trou de sortie (circulaire) et déchets de nutrition (tache noire).

Momies de pucerons parasités

Momie vide, sortie du parasitoïde adulte formé.

 

LES HYMENOPTERES PARASITOÏDES DES PUCERONS

 

Utilité en agriculture :

  • Micro-guêpe se développant dans les pucerons (taille comprise entre 2 et 3 mm),
  • Pour une espèce de puceron, plusieurs parasitoïdes associés,
  • Grande fécondité (de 100 à 500 œufs),
  • Développement rapide : la durée du développement d'Aphidius colemani est de 14 jours à 21°C.

Période d’activité :

  • Au printemps et en début d’été, les parasitoïdes sont capables de limiter la multiplication des pucerons. Au cours de l’été, leurs performances diminuent car ils sont, à leur tour, parasitées (hyperparasitisme).

Alimentation :

  • Adulte : nectar et miellat (besoin important de réservoir de pucerons sauvages non ravageurs et de plantes à fleurs type Apiaceae),
  • Larve : larve de pucerons.

Cultures : tout agrosystème, par exemple :

  • Aphidius ervi (Braconidae Aphidiinae) sur puceron vert du pois : Acyrthosiphon pisumPois, Haricot, Trèfle, Luzerne et autres Fabaceae
  • Aphidius matricariae (Braconidae Aphidiinae) sur puceron vert du pêcher : Myzus persicaeColza, Pomme de terre, Chou, Epinard, Laitue, Chicorée, Tabac et Pêcher
  • Diaeretiella rapae sur puceron cendré du chou : Brevicoryne brassicae Colza
  • Aphelinus mali sur le puceron lanigère : Eriosoma lanigerumPommier
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